Attribué à Charles Antoine COYPEL (1694-1752)... - Lot 30 - Daguerre

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Attribué à Charles Antoine COYPEL (1694-1752)... - Lot 30 - Daguerre
Attribué à Charles Antoine COYPEL (1694-1752)
Portrait du chevalier Jean-Jacques d'Erlach, colonel du régiment des gardes suisses (1674 - 1742)
Toile dans son cadre en bois sculpté et doré d'époque Louis XV.
Restaurations anciennes.
194 x 130 cm
Le modèle nous est connu grâce à une version ancienne-
ment conservée dans la collection de la famille d'Erlach, à Berne, reproduit in P. de Vallières, Honneur et Fidélité, Histoire des Suisses au service étranger, 1940. Le modèle y semble comme « rajeuni » par rapport à notre tableau, mais la pose et la mise sont les mêmes. Entré comme cadet au régiment des Gardes en 1693, le chevalier Jean-Jacques d'Erlach prend part à la bataille de Nerwinde où son frère trouve la mort et sert au siège de Charleroi. Il commande le camp de Compiègne en 1698, l'armée de Flandres en 1702-1703-1704 et s'illustre lors de nombreuses autres campagnes. Il est fait brigadier des armées du roi en 1719, devient capitaine des grenadiers de son régiment la même année. Maréchal de camp en 1734 il est employé à cette qualité dans l'armée du Rhin en 1735. En 1736 il succède à Jean Victor, baron de Besenval comme colonel du régiment des Gardes suisses, le plus prestigieux régiment de la monarchie française. Lieutenant-général en 1738, il est fait commandeur de l'ordre de Saint Louis en 1739, Grand Croix en 1741; il meurt quelques mois plus tard le 4 novembre 1742 et est enterré à Saint-Eustache à Paris. Notre tableau est donc à situer entre ces deux dates.
Le XVIIe siècle verra la création, en France, d'un des ordres de mérite parmi les plus prestigieux d'Europe et sans doute le plus populaire et prisé de la période monarchique. C'est Louis XIV qui institua par l'édit du 5 avril 1693, l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Ce fut le premier ordre de mérite français, offrant pour la première fois, la possibilité à un officier d'origine non noble, d'acquérir, au combat, un titre de chevalier. Les statuts d'origine le précisait d'ailleurs parfaitement : « il ne sera reçu dans cet Ordre que des officiers (encore de nos troupes) et que la vertu, le mérite et les services rendus avec distinction dans nos armées, seront les seuls titres pour y entrer. » Le nouvel ordre suscita dans l'armée une grande ferveur et eut un effet fort stimulant. Comme a si bien écrit Voltaire, cette décoration fut « plus briguée que la fortune » Chaque année, une assemblée générale, précédée d'une messe, devait réunir le jour de la Saint-Louis tous les membres de l'Ordre. L'assemblée élisait pour un an un conseil, composé de six chevaliers, quatre commandeurs et deux grands-croix, chargé de l'administration de l'Ordre. Un greffier, un trésorier et un huissier, choisis parmi les hauts fonctionnaires des secrétariats de la Guerre et de la Marine et mis à disposition du conseil, assuraient la gestion des affaires courantes. Ces fonctionnaires avaient droit au port de la croix de chevalier de Saint-Louis et au titre d'officier. Le premier consul Napoléon Bonaparte déclarait plus tard : « Jamais Louis XIV n'aurait pu soutenir avec avantage la lutte contre l'Europe coalisée, lors de la guerre de la Succession (d'Espagne), s'il n'avait eu à sa disposition la monnaie de la croix de Saint-Louis. » Et en créant sa Légion d'honneur, Napoléon s'inspirera sur bien des points de l'Ordre créé par Louis XIV. (extrait de : Ordre Royal et Militaire de Saint Louis, consultable sur le site : http://www.
france-phaleristique.com/ordre_saint_louis.htm).
Nous remercions le CNPHDHS pour son aide dans la
description de ce portrait.
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