Jean-Marc NATTIER (Paris 1685 - 1766) Portrait... - Lot 41 - Daguerre

Lot 41
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Estimation :
150000 - 200000 EUR
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Résultat : 195 000EUR
Jean-Marc NATTIER (Paris 1685 - 1766) Portrait... - Lot 41 - Daguerre

Jean-Marc NATTIER (Paris 1685 - 1766)


Portrait présumé de Mademoiselle de Beaujolais


Toile.


113 x 145,6 cm


Provenance : vente à Paris, galerie Charpentier, maître Maurice Rheims, expert Robert Lebel, le 30 novembre 1956 (additif à la vente de peintures hollandaises du docteur Wetzlar), n°B, comme Nattier et son atelier,

Joueuse de guitare, trace de signature, à droite sur la balustrade, vendu avec son pendant, le lot A, signé et daté à droite 1731. Notre lot seul obtient 2 060 000 francs; vente à Paris, Palais Galleria, le 21 mars 1969, maîtres Maurice Rheims, René G. Laurin, Philippe Rheims, n°175, comme Jean-Marc Nattier, Portrait présumé de Mademoiselle de Charolais, soeur du duc de Bourbon , trace de signature à droite sur la balustrade. De manière erronée, il est mentionné une provenance du duc de Sutherland et de la galerie Sedelmeyer qui concerne, en fait, une autre version ; acquis à cette vente par le père des propriétaires actuels ; collection particulière parisienne


Bibliographie : Xavier Salmon, catalogue de l'exposition Jean-Marc Nattier 1685-1766 , Château de Versailles, éditions RMN,Paris, 1999, p. 82 : « Ne connaissant l'oeuvre que par les photographies des catalogues de vente, il nous est difficile de juger de sa qualité. Toutefois son pendant (cat.1) plaide en faveur d'une oeuvre autographe » (repro- duit fig.1, avec probable inversion de légende avec la fig. 2).

Notre tableau est une réplique autographe d'une autre version, de dimensions identiques, signée et datée de 1731 (collection particulière, op. cit., p.82, n°12). A l'origine, il était assemblé en paire avec un portrait d'une autre princesse de sang royal tenant une guirlande de fleurs, le portrait présumé de Mademoiselle de Chartres, fille du Régent (op. cit. p. 83, n°13), signé et daté à droite 1731. Un troisième exemplaire de cette composition appartenait à Karl Lagerfeld (vente de sa collection à Christie's New York, le 23 mai 2000, n°106, comme «Nattier et atelier»).

Ces trois tableaux étaient considérés tout au long du XXe siècle comme représentant Louise-Anne de Bourbon Condé, dite Mademoiselle de Charolais (1695-1758), troisième fille du duc de Bourbon. Xavier Salmon dans le catalogue de l'exposition à Versailles de 1999, a proposé une nouvelle identification du modèle à Philippine-Elisabeth d'Orléans (1714-1734), dite Mademoiselle de Beaujolais. Fille du Duc d'Orléans, elle est fiancée à l'infant Don Carlos, fils de Philippe V d'Espagne et de sa seconde femme, Élisabeth Farnèse. En 1725, la rupture du mariage de Louis XV avec l'infante d'Espagne entraîne la rupture des fiançailles de notre modèle avec Don Carlos. Philippine rentre en France où elle connait une fin prématurée des suite de la vérole à 19 ans en 1734. Habillée d'une robe de soie rouge, elle joue de la guitare sur une terrasse donnant sur un somptueux jardin. Une fleur de lys brodée sur l'oreiller à droite rappelle sa noble extraction. La présence, à gauche, d'un putti ailé tenant la partition donne à ce portrait réaliste les attributs d'une figure mythologique ou d'une muse. Aucun autre artiste de cette époque ne réussit mieux que Nattier à souligner le charme et la délicatesse de la beauté féminine tout en préservant la noblesse requise pour ces portraits aristocratiques. Comme sa fille écrira plus tard, il savait si bien mêler les genres du portrait et de la peinture d'histoire que le public ne savait quel aspect admirer en priorité.


Selon Monsieur Laniau, que nous remercions vivement, la guitare de notre tableau est une œuvre des frères Voboam.

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