Andrea APPIANI (Milan 1754-1817) Portrait...

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Andrea APPIANI (Milan 1754-1817) Portrait...

Andrea APPIANI (Milan 1754-1817)
Portrait du général Junot (1771-1813)
Panneau de noyer, une planche, non parqueté.
27,5 x 20,3 cm
Au dos une inscription : fait par / andrée appiani à Milan an 5.
Cadre en bois sculpté et doré, travail italien de la fin du XVIIIe siècle.
Représenté en buste de trois-quarts tourné vers la gauche, sur fond de paysage, à gauche une scène de combat.
Surnommé « la Tempête », le général français Jean-Andoche Junot (1771-1813) connut un destin tumultueux. Engagé dès la Révolution dans le bataillon des volontaires de la Côte d'Or, il fut blessé en 1792 d'un coup de sabre à la tête lors du combat de la Glisuelle dans le département du Nord. Ce fut lors du siège de Toulon, en 1793, qu'il rencontra le commandant d'artillerie Bonaparte, dont il devint le secrétaire.
Il participa activement à la campagne d'Italie, aux batailles d'Arcole, de Lodi, de Castiglione et du Tagliamento. Il se
distinga lors de la bataille de Millesimo durant laquelle il fut aide de camp. Il porte d'ailleurs ici le brassard blanc et
rouge de cette fonction noué au bras gauche. à la bataille de Lonato en 1797, il fut blessé à la tempe gauche. Au cours
des années qui suivirent, la cicatrice ne cessa de se rouvrir, à tel point que, d'après les Mémoires de Laure Pernom,
duchesse d'Abrantès et épouse de Junot, chaque coup de peigne lui faisait risquer une hémorragie. Ce fut
probablement pour cette raison et peut-être même pour cacher cette balafre que Junot laissa pousser ses cheveux
en une ample crinière rousse comme nous pouvons le constater sur ce tableau daté de 1796-1797. Il partit ensuite
pour la Campagne d'Egypte en mai 1798.
Progressivement, les excès de Junot se mirent à inquiéter l'Empereur. Lui refusant le titre de maréchal, il le disgracia
et l'éloigna de la capitale à plusieurs reprises, l'envoyant notamment à Lisbonne dès 1805. Perdant finalement ce
qui lui restait de raison à la suite d'une erreur tactique durant la campagne de Russie en 1812, Junot rentra en
France où il mit fin à ses jours en 1813.
Andrea Appiani, chef de file du néoclassicisme italien, rencontre Bonaparte durant la première campagne d'Italie,
en 1796. Multipliant les effigies du Général, puis du
Premier Consul et enfin de l'Empereur, l'artiste est venu à Paris, entre la fin 1804 et le début 1805, assister au Sacre.
à l'époque de notre portrait, le modèle est bien à Milan.

Nous remerçions Monsieur Fernando Mazzocca de nous avoir confirmé l'authenticité du tableau d'après une photographie numérique, par courrier électronique, le 11 décembre 2019.
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