- Lot 133

Lot n° 133
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Estimation :
20000 - 30000 EUR
- Lot 133
Julien Gustave GAGLIARDINI (1846-1927) Procession devant la Salute à Venise Huile sur toile. Signée en bas à droite. Petits éclats et manques, fissures. 190 x 258 cm Provenance : collection Jacques Soubies, puis par descendance Jacques Soubies (1880-1940) est le fils de l'avocat et critique musical Emile Jean Albert Soubies, auteur de nombreux livres sur la musique à la fin du XIXe siècle. Ce médecin, spécialiste de la récupération après les efforts extrêmes, collectionna très tôt les oeuvres modernes ; il fut l'un des premiers à soutenir Chaïm Soutine au milieu des années 20. Sa première vente, le 14 juin 1928, comprend de nombreuses oeuvres très importantes allant de Braque à Van Dongen, en passant par Matisse (vingt-trois huiles), Modigliani (Jeune fille à la cravate qui passera ensuite dans la collection Georges Renan), Picasso et Toulouse-Lautrec. Bien que né en Alsace, Gagliardini vit à Saint-Etienne où son père est décorateur, il y est élève de Soulary, peintre d'histoire originaire de Lyon. Il abandonnera les sujets historiques au profit du paysage, auquel il doit sa notoriété, lui consacrant l'essentiel de sa production à partir des années 1880. Il suit les cours de Léon Cogniet à l'École des BeauxArts qui l'oriente vers la peinture de figures, qu'il expose à partir de 1869. Gagliardini bénéficie de plusieurs achats de l'État (Coup de midi, Provence, 1882, Tunis, Palais de la Conférence; Plein midi, Auvergne, 1891, Montpellier, musée Fabre, Venise, 1913, Saint-Etienne, musée des Arts et Industries; L'été sur la grande place, Aix-en-Provence, musée Granet, ) et obtient de nombreuses distinctions entre 1883 et 1900 : mention honorable 1883, médailles de troisième classe 1884, deuxième classe 1886, médaille d'argent 1889 (Exposition Universelle). Chevalier de la Légion d'honneur, 1893: médaille d'or (Exposition Universelle). Sociétaire des Artistes français dès 1893. Thiébault-Sisson dans la préface de l'exposition rétrospective Gustave Gagliadini, à la galerie Georges Petit en 1928, écrira " Il se servira presque uniquement de couleurs végétales (ocre jaune, ocre rouge), de blanc pur, il ne mélangera pas sur sa palette les tons, mais il ne s'interdira pas de piquer çà et là un rouge laque ou de poser dans les lumières ou les ombres un glacis, - et ce sera là sa dernière période, une période où le parti-pris l'entraînera parfois, dans les grandes toiles destinées au Salon, à des effets fulgurants d'une brutalité inconnue avant lui" Lot expertisé et décrit par le Cabinet d'expertises Perazzone - Brun 14, rue Favart 75002 Paris T. 01 42 60 45 45
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