[Manuscrit enluminé du XVIe siècle] [Humanisme]. ÉRASME.

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[Manuscrit enluminé du XVIe siècle] [Humanisme]. ÉRASME.
[Manuscrit enluminé du XVIe siècle] [Humanisme]. ÉRASME. Flores Lucii Senecæ Cordubensis summo labore selecti ex omnibus operibus. Flandres, région de Gand ou Bruges, vers 1520-1530. Manuscrit calligraphié sur vélin. 245 × 183 mm (255 × 193 × 62 mm reliure incluse), [152] folios (+ [6] folios de gardes en parchemin moderne), écrits au recto et au verso sur une colonne de 25 lignes par page, surface d'écriture de 190 × 120 mm (marge ext. 32 mm ; marge inf. 35 mm ; marge int. 25 mm ; marge sup. 20 mm ; interligne 8 mm), foliotation moderne au crayon en marge supérieure droite. Reliure plein maroquin havane, dos à 5 nerfs, titre et sous-titre dorés, riche décor à froid ornant les dos et plats, formé d'un jeu de filets, plaques et fleurons dans un style pastiche, jeu de filets dorés aux coupes, triple filet à froid bordant les contreplats, tranches dorées [Leighton] (légers frott. sur nerfs et coupes). Etui demi-chagrin rouge [J.S. Wilson, Cambridge]. Ex-libris « AK » au contreplat supérieur. Rare et remarquable exemplaire du florilège des oeuvres de Sénèque et de Cicéron composé par Érasme, élégamment calligraphié et enluminé, de provenance prestigieuse, dans un état de conservation exceptionnel. Provenance Deux mentions manuscrites ajoutées à la page de titre par deux mains de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle signalent que ce manuscrit appartint, à partir de 1673, à la bibliothèque des Carmes déchaux de Valenciennes. Après le démantèlement du couvent et la dispersion de sa bibliothèque, en 1796, tandis que certains ouvrages intégraient les collections nationales (Paris, Arsenal, ms. 611), le livre fut acquis par le librairie parisien Charles Chardin (1749-1826). Ce dernier le mit en vente le 9 février 1824 avec le reste de son fonds ; le catalogue (no 608) décrivait un « manuscrit sur vélin, du XVIe siècle, bien exécuté ». Il fut alors acheté par Thomas Philipps (1792-1862), qui l'intégra à son immense collection sous le no 2803 et fit réaliser la reliure actuelle par J. & J. Leighton, atelier actif à Londres de 1764 à 1920, ici à l'adresse de Brewer Street qu'il occupe depuis 1820. Le manuscrit resta dans la collection Philips jusqu'à la vente Sotheby's du 6 juin 1898 (lot no 1067), passa ensuite à la bibliothèque de Charles Butler (1821-1910), avant d'être de nouveau vendu, toujours par Sotheby's, le 18 juillet 1921 (lot no 509) ; la librairie Maggs Brothers (Londres), qui l'acquit, signalait dans son catalogue (no 345) l'état de conservation exceptionnel du livre (« most perfect preservation »). Le 30 novembre 1921, Maggs Brothers le vendit à Alfred Chester Beatty (1875-1968), qui l'inventoria sous la cote W MS 123 ; à sa mort, le manuscrit fut remis en vente chez Sotheby's le 24 juin 1969 (lot no 73), puis acquis par le libraire Florimond Tulkens, de Bruxelles. Il est à nouveau présenté chez Sotheby's en 2013. Contenu Flores Lucii Annei Senecæ Cordubensis summo labore selecti ex omnibus operibus per D. Erasmum Roterodamii vero indicio emendatis atque correctis, ad utilitatem non solum studiolorum adolescentum sed et omnium veræ virtutis ac scientiæ amatorum. Additi sunt his quidam flores pulcherrimi ex qui vulda opusculis Marci Tulii Ciceronis multum utiles. Florilège de citations empruntées aux principales oeuvres de Sénèque et de quelques écrits de Cicéron. La première partie, précédée d'une épître au lecteur (f. 1v-2v), concerne Sénèque : elle comprend des extraits des Lettres à Lucilius (f. 3r-105v), du De Gubernatione mundi divinaque providentia (f. 106r-108r), du De Paupertate (f. 108v-110r), des trois livres du De Ira adressé à Novatum (f. 110r-123v), du De Clementia adressé à Néron (f. 124r-126r), du De Vita beata (f. 126v-131v), du De Tranquilitate vitæ [animæ] (f. 131v-136r), et du De Brevitate vitæ (f. 136r-140v). La seconde partie (f. 141r-152r) s'appuie sur plusieurs oeuvres de Cicéron : les trois livres du De Officiorum (f. 141r-145v), le De Amicitia (f. 145v-146v), le De Senectute (f. 146v-149r), ainsi qu'une sélection tirée des Paradoxa (f. 149v-150r). Le volume s'achève sur deux extraits de lettres attribuées à Jérôme de Stridon, au sujet de Sénèque : le premier est tiré de sa lettre au pape Damase, Sur le Fils prodigue (f. 150v-151v), le second contient la notice qu'il a dédiée à Sénèque dans son Catalogue des auteurs ecclésiastiques (f. 152r). Ce recueil érudit, copié et enluminé dans les années 1520-1530, constitue, à notre connaissance, l'unique exemplaire manuscrit connu à ce jour des Flores Senecæ. Sa réalisation précède de peu la parution de ce florilège établi par Érasme, publié pour la première fois à Anvers par Martin César en 1528, puis à Paris, par Jérôme de Gourmont, en 1534. Cette édition, que le manuscrit reflète avec une quasi-exactitude, en diffère néanmoins par certains titres, et l'absence des écrits hiéron
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